Projet Anticosti: Merveilleuse Anticosti

Deuxième de deux articles sur notre voyage à l’Île d’Anticosti du 15 au 23 juin 2021

Merveilleuse Anticosti

Au milieu du golfe du Saint-Laurent, l’Île d’Anticosti, ou plutôt Notiskuan en innu-aimun (lieu où l’on chasse l’ours), est la plus grande du Québec avec ses 7,900 km2. Une île mystérieuse et envoûtante que l’on explorera avec beaucoup d’intérêt. Nous donnons congé à nos vélos pour partir à sa découverte en camionnette.

Nous vous avons présenté l’île dans un premier article. Nous vous invitons à le lire en premier.

Dans ce deuxième article, nous explorons l’île et ses trésors cachés.

Pointe Sud-Ouest

Suivant le conseil d’Anne-Marie, une fois prêts à prendre la direction des confins de l’île et après avoir fait provision de victuailles et d’eau pour six jours et cinq nuits, nous prenons la route pour la Pointe Sud-Ouest et son phare. D’abord par la route principale, la Transanticostienne, une route de gravier somme toute bien entretenue. Nous sommes heureux d’y circuler en camionnette, une Ford F250 équipée de pneus à toute épreuve, de 2 pneus de secours et d’une grille anti-chevreuil à l’avant. D’ailleurs, on ne loue que des camionnettes sur l’île. Les berlines et les coupés sont confinés au périmètre de Port-Menier où les seules rues sont asphaltées.

La Transanticostienne traverse l’île d’ouest en est, plus ou moins en son centre. Les points d’intérêt à visiter étant situés sur les rives nord et sud de l’île, on doit la quitter pour emprunter des routes secondaires, moins bien entretenues, plus étroites. Nous prenons celle de Jupiter-la-Mer. La rivière Jupiter est une majestueuse rivière à saumon. Une fois arrivés à son embouchure, notre chemin ne se termine pas là. Pour rejoindre Pointe Sud-Ouest, il faut emprunter un chemin tertiaire qui ressemble plus à un sentier de véhicule tout-terrain qu’à une route. Il faudra 1h 30 pour franchir les 20 derniers kilomètres. 

Rivière Jupiter dans toute sa splendeur

Nous sommes fins seuls au monde près des ruines du phare de Pointe Sud-Ouest, le premier de l’île d’Anticosti, construit en 1831. Nous bivouaquerons au pied du phare au son du ressac des vagues. Quelques cerfs de Virginie curieux s’approchent. Ils ne sont pas comme ceux du village. Ils se méfient, toujours prêts à déguerpir au moindre faux mouvement de notre part. Ce n’est pas le cas de M. Le renard qui s’est approché comme s’il quémandait sa pitance.

  • « Désolés, cher ami, vous nous confondez avec des corbeaux. » 
Route tertiaire qui mène à la Pointe Sud-Ouest (vidéo)

Chicotte-la-Mer

Nous terminerons la visite de la côte sud de l’île d’Anticosti en passant à Chicotte-la-Mer. La route pour s’y rendre est de catégorie secondaire. Il y a une abondance de rivières à saumon dans cette partie de l’île et la SÉPAQ ne manque pas de chalets dans la région pour accueillir les pêcheurs. À Chicotte-la-Mer, les installations sont impressionnantes: chalets de bois rond, électricité, télévision satellite, poste d’essence, On ne lésine pas pour bien traiter chasseurs et pêcheurs souvent venus de loin pour vivre l’expérience. En fait, l’Île d’Anticosti compte 25 rivières à saumon les unes aussi majestueuses que les autres. La plus importante étant la Jupiter.

La saison touristique sur l’île débute officiellement le 20 juin cette année. Encore ici, nous sommes trop tôt. Les campings ne sont pas encore ouverts. Et n’essayez pas de réserver un chalet, tout est plein pour la saison. Nous ne nous gênons donc pas pour bivouaquer au site de camping de Chicotte-la-Mer, seuls au monde. En fait depuis notre départ de Port-Menier, nous n’avons rencontré presque personne, à part quelques employés de la SÉPAQ dans leur camionnette blanche. Ils s’affairent à préparer les installations pour l’ouverture dans quelques jours. De plus, l’avantage d’y être avant le début de la saison est que nous avons pu louer une camionnette à la dernière minute et les gîtes de Port-Menier avaient encore de la disponibilité. Il n’y a pas que des désavantages à voyager hors saison !

En dehors de Port-Menier, nous plongeons dans la nature brute. Sans communication cellulaire, sans réseau wifi, sans aucun service. À part les chalets pour touristes, vides en ce moment, disposés aux endroits stratégiques, nous nous sentons comme dans un safari. En forêt, sur la route ou sur la plage, les cerfs de Virginie nous côtoient tout comme les renards, les lièvres et les phoques. Même que hier soir, dans la tente, nous avons cru entendre le souffle grave d’un orignal. Mais était-ce vraiment un orignal ? On ne le saura jamais.

Jusqu’à maintenant, la visite de l’île ne comble pas les rêves que nous en avions. Certes, vivre dans cette nature sauvage est enivrant pour les amoureux de nature que nous sommes mais il faut dire que nous avons gardé les attractions principales pour la fin. Les prochains jours nous réservent peut-être les plus beaux paysages.

Nous passons de la rive sud à la rive nord de l’île en la traversant par son centre. La route, de catégorie secondaire, est somme toute bien entretenue. Les crevasses, nids de poules et mares d’eau sont présentes et nous ralentissent mais de longues portions sont bien entretenues et nous pouvons atteindre les 50 km/heure. La route est longue pour se rendre à Vauréal, plus de 130 kilomètres.

Le canyon de la rivière Chicotte

Le canyon de la rivière Chicotte est un secret bien gardé. Un sentier aménagé d’une longueur d’environ 7,5 kilomètres nous permet d’y accéder. À l’entrée, le panneau indique quelques précautions d’usage. « Vous aurez à franchir la rivière à quelques reprises ». Heureusement, nous sommes bien chaussés.

Le sentier qui mène du stationnement à la rivière Chicotte est en fait le lit d’un ruisseau qui se jette dans la rivière. Tantôt sec, tantôt mouillé, il semble nous prévenir de ce qui vient. La rivière Chicotte est très large et son lit est composé uniquement de pierres calcaires qui viennent des falaises environnantes. Elle a formé un canyon au fil du temps et nous longeons le lit enclavé dans les parois rocheuses d’une hauteur vertigineuse. Le spectacle est saisissant.

Le chemin à prendre est indiqué par des rubans colorés noués à des branches d’arbres ou d’arbustes, parfois difficiles à repérer, camouflés par les branches de sapin.

  • « Tiens, le prochain ruban est de l’autre côté de la rivière », me lance mon Amoureuse.
  • « On va devoir se mouiller les pieds, je pense »

L’eau est glaciale et nous « coupe » les chevilles. Par chance, la rivière n’est pas profonde, pas plus de 45 centimètres. Ouf, une chance, la traversée n’était pas longue. Comme le lit de la rivière est très large et son débit assez faible, de grandes portions du lit sont à sec et on peut marcher sur les cailloux. L’eau, elle, serpente d’un côté de la rive à l’autre laissant des îlots de pierre émergés.

Les falaises qui emmurent le canyon sont impressionnantes. On peut y voir des monolithes en formation qui se détacheront éventuellement des parois. La pierre détachée des murs s’accumule au bas des falaises et forme des amas triangulaires.

  • « Oh, regarde, l’autre ruban, il est de l’autre côté. Il faudra retraverser ! »

On ne s’habitue pas à la température de l’eau. Nous aurons eu à traverser d’un côté à l’autre près d’une vingtaine de fois sur les 3,5 kilomètres du sentier au fond du canyon. Nous soupçonnons qu’au mois d’août, le débit d’eau est plus faible et facilite la marche dans le canyon. Nos pieds s’ankylosent au point ou il faut s’arrêter et les laisser reprendre un peu ce chaleur. Par chance, il ne pleut pas, tout au plus quelques grains.

Nous sommes restés bouche bée dans la féérie que nous a offert le canyon de la rivière Chicotte. On ne s’attendait pas à un tel spectacle. 

Traversée de la rivière dans le canyon Chicotte
Traversée du canyon de la rivière Chicotte

Le canyon de la rivière Vauréal

Vauréal, ça vous dit quelque chose ? Si vous avez vu, ne serait-ce qu’une photo de paysage de l’Île d’Anticosti, c’est celle de la chute Vauréal. Cette chute est en quelque sorte la signature de l’Île. La rivière Vauréal se jette dans le golfe du St-Laurent sur la rive nord de l’île. À une quinzaine de kilomètres en amont de l’embouchure, la chute Vauréal déverse son eau dans un canyon. Il est possible d’observer la chute du haut, on y a aménagé un accès avec belvédère, ou bien de remonter le canyon d’une longueur de 3,5 kilomètres et d’admirer la chute de sa base. 

Nous choisissons d’y aller par le canyon, forts de l’expérience de Chicotte plus tôt dans la journée. Encore une fois, l’approche se fait par le lit d’un ruisseau. Dès le départ, nous remontons nos pantalons et nous nous préparons de nouveau à marcher les pieds dans l’eau. Au contraire le la rivière Chicotte, la Vauréal en impose avec son débit impressionnant en cette période de l’année, le courant est fort et la rivière trop profonde pour qu’on puisse la traverser à gué. Ici, pas de ruban accroché aux arbres pour montrer le chemin. « Allez-y comme vous pouvez, si vous pouvez » semble nous signifier cette absence de balises et le fort débit de la rivière. Ainsi, nous longeons la rivière en marchant tant bien que mal sur les cailloux, tantôt dans l’eau, tantôt sur la rive. Notre marche se corse lorsque les parois quasi verticales du canyon se jettent dans la rivière, ne laissant que quelques centimètres pour poser nos pieds. L’eau est profonde et le courant est tel qu’il faut se cramponner aux rochers pour ne pas perdre pied et se retrouver dans la flotte. Plus loin, il faut carrément escalader un partie du mur de roches pour éviter l’eau profonde qui nous empêche de longer la rive. Nous progressons prudemment, bien conscients des risques qui nous menacent. Par chance et pour une raison inconnue, l’eau de la rivière est tempérée. Si elle avait été comme celle de la rivière Chicotte, nous n’aurions pas pu remonter le canyon.

Tout ces efforts sont récompensés lorsqu’au dernier tournant de la rivière, la chute nous apparaît dans toute sa splendeur dans un vacarme et un nuage de brume. L’eau de la rivière se jette du haut de la falaise avec une force incroyable. La chute est verticale, le spectacle est saisissant. On se regarde, mon Amoureuse et moi, avec une fierté non dissimulée, fiers d’avoir pu franchir ce canyon et de pouvoir observer la chute alors qu’elle est à son plus fort. Il est à parier qu’au mois d’août, une grande partie de la rivière est asséchée, rendant la marche plus facile pour observer une chute modeste.

Cette journée aura été au-delà de nos attentes. Deux canyons, une randonnée totalisant près de 15 kilomètres dans un décor féérique. La majestueuse Île d’Anticosti nous a offert aujourd’hui son plus beau spectacle.

Notre journée se termine vers 19 heures, exténués autant qu’enchantés. Nous sommes trop fatigués pour partir à la recherche d’un site de bivouac. Nous montons donc notre tente dans le stationnement du sentier du canyon de la rivière Vauréal. Nous sommes seuls.

Approche de la chute Vauréal par le canyon (vidéo)
Bivouac improvisé dans le stationnement du canyon de la rivière Vauréal

Le belvédère des chutes Vauréal et Baie de la Tour

Ce matin, visite des chutes Vauréal mais cette fois du haut du canyon, où un belvédère a été installé pour l’observer. La vue de la chute est impressionnante. On voit la chute s’engouffrer dans le canyon, là même où nous marchions hier. C’est à se demander, de ce point de vue, comment nous nous sommes rendus là tellement la rivière est haute. Il se dégage un nuage de brume autour de la chute qui donne l’impression qu’il tombe une fine pluie. La chute Vauréal a une hauteur de 76 mètres, ce qui en fait la deuxième plus haute chute au Québec après les chutes Montmorency à Québec. Elle est même plus haute que les chutes Niagara. Au soleil levant, le spectacle était majestueux et saisissant de beauté et de force.

Nous prenons la route pour aller à la Baie de la Tour, un peu plus loin à l’est. La SÉPAQ y a aménagé un camping qui n’est pas très invitant. Le site est désert ici aussi en ce jour d’ouverture de la saison touristique de l’île. Baie de la Tour est une magnifique plage encastrée dans des falaises de part et d’autre. Son eau est turquoise et sa plage, de galets. En saison, le site est également une échouerie où les phoques viennent se prélasser au soleil. Ce matin, il n’y en a que deux. 

Depuis notre arrivée sur l’île, le temps est frais, le mercure ne dépasse pas les 15 degrés et le ciel est gris. Par chance nous n’avons pas eu de pluie le jour et seulement qu’une ondée de nuit. Aujourd’hui, ne fait pas exception. La baie est couverte de brume et nous décidons de laisser tomber la randonnée prévue sur les falaises. Nous n’y verrions rien de toute façon. Nous préférons retourner à la chute Vauréal pour faire la randonnée sur le sentier qui longe le canyon. Le parcours est parfois vertigineux, le sentier passe à moins de deux mètres de la crête du canyon. Nous pouvons voir de haut le parcours que nous avons effectué la veille et nous n’en revenons toujours pas. Était-ce de la bravoure, de la témérité ? Nous sommes fiers de l’avoir réalisé et d’avoir pu assister au spectacle grandiose de cette chute à son débit le plus fort.

Le canyon de la rivière Vauréal vu du sentier qui longe sa crête

Nous prenons congé d’activité en après-midi pour savourer encore plus le spectacle de la chute. Nous élirons domicile ici même sur le belvédère ce soir. Ce n’est pas permis dans le parc national de camper hors des sites aménagés mais comme nous n’avons vu âme qui vive depuis plusieurs jours, nous faisons entorse à la règle. Le plan initial était de camper au site Wilcox ce soir, mais nous préférons l’enchantement de la chute Vauréal. Nous passerons donc la nuit ici à Vauréal sur la plateforme couverte. 

Le canyon de l’Observation

Ce premier jour de l’été 2021 nous accueille avec un soleil radieux et un ciel sans nuages. Le premier depuis notre arrivée sur l’île. Sa chaleur nous caresse et nous ravigote. Nous quittons nos chutes bien aimées pour amorcer notre dernier jour complet de visite sur Anticosti.

Nous aimons bien les canyons. Nous passons par le troisième répertorié sur l’île: le canyon de l’Observation. C’est le nom qu’on a donné à la rivière qui l’a creusé. Cette fois, le sentier ne parcourt que la crête du canyon. Deux chutes sont à voir.

Le canyon de l’Observation est moins impressionnant que les deux autres mais a tout de même beaucoup de charme. Ses parois semblent plus effritées, les amas de débris à la base des murs sont plus importants. Les chutes aussi sont moins importantes que la Vauréal mais il y en a deux et elle s’écoulent en cascade sur de grandes dalles de calcaire. Un beau spectacle qu’on admire de haut. 

Grotte à la Patate

On se demandait s’il valait la peine ensuite d’arrêter visiter la grotte à la Patate. Elle se trouve dans un îlot du Parc National qu’on a défini essentiellement pour la protéger. La grotte se trouve à proximité de la rivière à la patate, d’où son nom. Une immense cavité naturelle creusée par les eaux dans les formations calcaires de l’île. La grotte s’étend sur 625 mètres, la troisième plus longue au Québec. Elle se compose de plusieurs salles reliées entre elles par un passage parfois si bas qu’il faut presque y marcher à quatre pattes: la Grande Salle, la Cathédrale, la salle du Gour, des Draperies, du Céphalopode.

L’entrée de la grotte n’est pas surveillée. La SÉPAQ nous avise tout de même des dangers de la visiter. Nous mettons donc nos casques de vélos même s’ils n’offrent pas une protection adéquate en cas de chute de roc. C’est mieux que rien comme on dit. Nos frontales à la main, nous pénétrons par son entrée majestueuse qui mène à la Grande Salle, une impressionnante cavité de 80 mètres de long, 5 mètres de large et de 7 à 10 mètres de haut. S’en suivent une succession de passage et de salles moins imposantes mais non moins intéressantes. Nous marchons sur les amas de roches tombées du toit de la grotte. Il n’y a aucun aménagement, pas de lumière, pas de trottoirs ni de rampes. Nous nous rendons jusqu’à la salle du Céphalopode où on a pu observer un spécimen de ce fossile d’une taille exceptionnelle dans le mur de la grotte. Pour poursuivre, il aurait fallu ramper et à cette époque de l’année, l’eau ruisselle abondamment dans la grotte. Il y a même de petites cascades à enjamber le long du parcours. Difficile de prendre des photos dans cette noirceur totale. En voici tout de même quelques unes.

Wilcox

Nous arrivons au camping Wilcox, pour notre dernière nuitée sur l’île. On se dit qu’il va y avoir du monde. On a bien vu un couple de visiteurs au canyon de l’Observation, les premiers depuis une semaine et quelques autres à la grotte à la Patate. Il n’y a au camping qu’un autre couple qui y a posé sa tente.

La douche est bonne et il était temps après cinq jours d’errance et de bivouac à explorer des plages et des canyons. Le camping s’appelle Wilcox, du nom d’un bateau de bois qui s’est échoué en 1955 sur la plage qui borde le site. L’épave, tel un squelette d’animal fantastique, git sur la plage. Le bateau servait au ravitaillement des habitants et des gardiens de phares de l’époque autour de l’île. Il était alors propriété d’une compagnie forestière.

À l’autre bout de la plage, le ruisseau du Wilcox se jette dans la mer et coule en cascades sur les dalles de calcaire. Un endroit idéal pour notre dernier souper sur l’île. On espérait bien être à l’abri des mouches noires qui ont envahi le camping mais il a fallu manger le filet moustiquaire sur la tête.

Souper sur le bord du ruisseau du Wilcox

Fin d’une incroyable aventure

L’arrivée à Port-Menier se fait sous la pluie. Une dernière visite chez Anne-Marie pour la saluer et lui dire que nous sommes revenus de notre expédition sains et saufs. Elle nous l’avait demandé avant de la quitter. On casse la croûte chez Mario et, en flânant au bureau d’information touristique, on nous propose une visite du petit musée de Port-Menier où on trouve une collection impressionnante de fossiles, des artéfacts du château Menier et divers objets religieux.

Pour terminer en grand notre séjour à l’île, nous avons pris notre dernier souper à l’Auberge Port-Menier, gérée par la SÉPAQ. Une auberge haut de gamme, salle à manger sophistiquée, avec en prime les cerfs de Virginie dans les fenêtres pour le plaisir des touristes. Vous imaginez, la SÉPAQ, qui donne à manger aux cerfs à l’heure du souper. Double standard, direz-vous ! On ne donne pas à manger aux animaux dans les parcs nationaux, sauf à l’île d’Anticosti. Il faut dire que le cerf est la principale attraction touristique ici. Les cerfs sont donc au poste, à l’heure dite, pour recevoir leur ration de maïs. Ils se laissent aisément flatter et prendre en photo en échange.

Notre plan initial était de rentrer vers Sept-Îles après notre séjour sur Anticosti. Ayant entendu tant de bonnes et belles chose sur la Minganie, nous décidons d’embarquer sur le Bella Desgagnés et rejoindre Havre-Saint-Pierre plutôt que Sept-Ïles. Cela allongera notre voyage de trois ou quatre jours. 

Le Bella Desgagnés appareillera vers 22h 30 et nous y passerons la nuit, l’accostage à Havre-Saint-Pierre étant prévu vers 6 heures le lendemain.

Notre projet Anticosti s’est terminé en juillet 2021. Nous avons publié une série d’articles au file de notre progressions. Voici les liens:

19 réflexions sur “Projet Anticosti: Merveilleuse Anticosti

  1. Cécile Fournier

    WoW, Belle aventure que cette île d’Anticosti! Et vous la rendez si attrayante! N’avez- vous pas pu pêcher votre lunch pour goûter, ne serait-ce que pour un repas, un saumon dans l’une de ces rivières? Ou peut-être n’etaIt-Ce pas la Bonne periode pour en avoir….Sinon, vous l’auriez sans doute fait. Votre récit ferait saliver Indiana Jones en personne! Bonne continuité! 👍

    Aimé par 1 personne

  2. François de l’Etoile

    Anticosti, un pays dans un pays, quel contraste avec ce qui nous est donné de voir au Québec, un nature sauvage d’une beauté inouïe. Merci de nous partager ces précieux moments. Vous lire et voir vos vidéos est tout un cadeau !!!!

    Aimé par 2 personnes

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