Les faces cachées du Mont Gosford

Récit de notre excursion de randonnée en raquettes au Mont Gosford du 19 au 22 janvier 2021, 4 jours de randonnée, 3 nuitées en refuge.

ATTENTION
Vous entrez dans l’arrière-pays du Mont Gosford
Ne vous y aventurez pas sans équipement de survie.

Ce n’est pas un secret, nous aimons la randonnée pédestre, les grands espaces et la nature brute.

Le Mont Gosford a ce qu’il faut pour nous combler. Situé en Estrie au sud du Mont Mégantic et à moins de trois kilomètres à vol d’oiseau du Maine aux États-Unis, il culmine à 1,193 m d’altitude, ce qui en fait un des plus hauts sommets au sud du Québec. Il est situé dans les Montagnes blanches, un massif des Appalaches.

Le réseau de sentiers est géré par l’organisme Les Sentiers frontaliers.

À chaque fois que nous partons en expédition, le rituel de la préparation est à recommencer. Regrouper l’équipement, le faire le plus léger possible car nous le portons sur notre dos pendant quatre jours, planifier les repas, nutritifs surtout, mais légers aussi. Nous serons isolés du monde dans cet arrière-pays sauvage, il ne faut manquer de rien.

Dans la section Repères au bas de l’article, vous y trouverez la liste détaillée de notre équipement, de même que nos trajets et nos menus.

Pourvu que tout entre dans le sac à dos!

Jour 1: De l’accueil du Mont Gosford au refuge Morin

Arrivés à l’accueil vers midi le 19 janvier 2021, nous discutons avec le préposé de notre projet et des sentiers que nous comptons utiliser. Après tout, il connaît bien le territoire et la condition des sentiers.

  • Vous savez, pour vous rendre du refuge Morin au Clearwater par le SF1, en partant à 7 :00 vous devriez y arriver avant la tombée de la nuit. Le sentier est très difficile, c’est du costaud.
  • Merci de l’avertissement, nous verrons après la première journée, répondis-je.
Tout sourire au départ de notre expédition.

Comme il a beaucoup neigé ces derniers jours, difficile de savoir à quoi s’attendre. Nous nous mettons donc en branle, raquettes aux pieds pour nous rendre à notre premier refuge, le Morin. Avec 9 kilomètres à parcourir, il n’y a pas de temps à perdre. La nuit tombe rapidement en cette période de l’année. Le sentier est bien damé par le passage des randonneurs. Tiens, en voilà deux, qui reviennent du sommet. Ce seront les deux seuls humains que nous croiserons aujourd’hui. Ça s’annonce facile. C’est alors qu’après cinq kilomètres, arrivés à un croisement, la situation change. Le beau sentier damé, lui, continue vers le sommet du Mont Gosford alors que nous devons prendre à gauche vers notre refuge. Nous quittons alors le sentier vedette du Mont Gosford qui relie l’accueil et le sommet que les randonneurs de jour utilisent en grand nombre.

Nous continuons donc sur un sentier vierge. Visiblement, peu de randonneurs se sont rendus au refuge Morin ces derniers jours. Nous suivons des traces, probablement celles d’animaux malins qui profitent des sentiers dégagés. Nos raquettes s’enfoncent dans la neige et notre allure diminue passablement. La journée est radieuse, la température est clémente, entre -6 degrés au soleil et -11 à l’ombre. La forêt est dense, des conifères, des feuillus, en particulier du bouleau. Plusieurs petits cours d’eau n’ont pas encore gelé mais ils sont faciles à enjamber.

Notre sentier bien damé s’arrête ici. À gauche toute vers le refuge Morin.
À nous maintenant de damer le sentier (séquence vidéo)

Nous arrivons au refuge Morin vers 16h 20, le soleil se cache déjà derrière les montagnes. Nos jambes ne sont pas fâchées d’arriver (vous savez, les psoas, ces petits muscles dont on ne soupçonne pas l’existence) et notre dos nous remercie de poser notre sac. C’est toujours comme ça le premier jour. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour entrer du bois et faire provision d’allumettes, ces petites buchettes de bois faites en fendant de grosses bûches.

Le refuge mettra un bon deux heures pour se réchauffer. Une collation de soupe bien chaude nous réconforte. Oui, oui, des chips aussi, comme il se doit, mais sans bière sale ! Notre expédition est sans alcool.

La corvée d’eau maintenant. Quatre litres à filtrer pour remplir nos gourdes du lendemain, cuisiner le souper et le petit-déjeuner, faire nos ablutions. La neige ne manque pas, elle fond tranquillement dans le chaudron sur le poêle à bois.

Le refuge Morin est bien construit, doté d’un poêle à bois, d’une table, de bancs et de matelas, peut accueillir huit personnes. En ces temps covidiens, le refuge est à usage privé.

Le refuge Morin, à la brunante.
  • Chérie, il est 20h 30.
  • Oui, pis ?
  • J’ai envie.
  • Oui, pis ?
  • Faudrait que je sorte dehors pour aller à la bécosse.
  • Oui, pis.
  • Ben c’est le couvre-feu !

N’écoutant que mon courage et bravant les interdictions de sortie, je sors à l’extérieur. Personne en vue, pas de gyrophares, je fais vite, vers le petit coin pour en revenir aussitôt. Pas de voisins à moins de sept kilomètres à la ronde, pas de risque de me faire dénoncer.

Jour 2: Du refuge Morin au refuge Clearwater

La nuit a été longue et reposante. C’est un des avantages de la vie en refuge. Le soir on se couche tôt, pas de télé, pas d’internet. il fait noir comme chez le loup dès 17h. En prenant le petit-déjeuner, on évalue nos options de parcours pour se rendre au refuge Clearwater. La randonnée d’hier nous a montré qu’en dehors du sentier principal, ceux de l’arrière-pays sont pratiquement vierges. À l’accueil, on nous a bien averti. Nous laissons donc tomber notre plan A qui était de contourner le Mont Gosford par l’est en longeant la frontière américaine par le sentier SF1. Nous ferons plutôt l’ascension du Mont Gosford par sa face nord, un trajet plus court et au tiers damé. Depuis le refuge jusqu’au sommet, l’ascension est quasi constante, près de 675 mètres. Le temps est nuageux, pas de vent et le mercure oscille entre -9 et -11 degrés.

La forêt, sur cette face de la montagne, est dense. Les conifères et bouleaux, tous chargés de neige offrent un décor saisissant et féérique.

Deux randonneuses qui redescendent nous saluent.

  • Bonjour !, vous y êtes presque, encore quelques mètres. Vous verrez, la vue est impressionnante.
  • Ah oui ? répondis-je, tout excité.
  • Bah, c’est de l’ironie. on n’y voit pas grand chose aujourd’hui, les nuages sont bas. Mais c’est beau quand même.

Aujourd’hui encore, ce seront les seuls humains que nous rencontrerons. Notre enthousiasme ne se laisse pas dégonfler aussi facilement et nous marchons bon train vers le sommet. Presqu’arrivés, la végétation change du tout au tout en quelques mètres. Le sommet se dénude, les arbres sont rabougris et le sol est rocailleux. Un belvedère surmonte le sommet pour offrir une vue imprenable sur les montagnes blanches.

Arrivée au sommet du Mont Gosford (séquence vidéo)
Belvedère du sommet du Mont Gosford. Ça caille là-haut !

En ce 20 janvier 2021, jour d’investiture de Joe Biden à la présidence des États-Unis, nous en profitons pour jeter un coup d’oeil vers le sud pour vérifier la situation du côté américain de la frontière. Tout est calme, pas de signe d’insurrection. Nous sommes soulagés.

Du sommet, nous reprenons la route en descendant par la face sud du Mont Gosford. Sans surprise, le sentier est presque vierge, tout au plus marqué des vieilles traces d’un randonneur. Nous ne sommes pas fâchés d’avoir laissé tomber notre plan A ce matin. En cours de route, nous en profitons pour récolter quelques feuilles d’écorce de bouleau, cet allume-feu par excellence. Juste ce qu’il faut, seulement quelques feuilles qui se détachent d’elles-mêmes en passant la main doucement sur le tronc.

Cette écorce de bouleau sera un excellent allume-feu ce soir au refuge.

En prenant vers le sud pour rejoindre le refuge Clearwater au sortir d’une courbe, un panneau nous avertit:

ATTENTION: Vous entrez dans l’arrière-pays du Mont Gosford. Ne vous y aventurez pas sans équipement de survie.

Pas tout-à-fait un panneau de bienvenue ! Depuis deux jours, nous prenons la mesure de cet arrière-pays, grandiose mais sauvage, féérique mais inhospitalier. Ce panneau, pour le reste de notre expédition, aiguisera note vigilance face aux dangers qui nous guettent.

L’approche du refuge Clearwater se fait dans la neige profonde. La routine des corvées commence. Bois de chauffage, attisée dans le poêle, eau potable. Comme hier, une bonne soupe chaude nous réconforte. Nous nous remémorons les bons moments de la journée. La journée fut courte mais intense physiquement. Arrivés au refuge vers 14h, nous avons tout notre temps et nous profitons des derniers moments de clarté pour jouer au crib.

Jour 3: Boucle par le Petit-Gosford et retour au refuge Clearwater

Nous avions bien préparé notre expédition, prévu une alternative pour le jour 2. Toutefois, l’arrière-pays a imposé son respect depuis le départ et ce jour 3 que nous avions planifié, un total de 11 kilomètres en passant par la frontière pour ensuite gravir les monts Petit-Gosford et Gosford nous paraît bien exigeant ce matin. En regardant la carte du territoire, nous identifions un parcours plus court, environ 6 kilomètres qui passe quand même par les sommets convoités. Les sentiers ne seront pas plus damés sur la face est du Mont Gosford.

La première partie de notre trajet emprunte un chemin forestier jusqu’au début de l’ascension vers le Petit-Gosford. La face est du Mont Gosford doit bien être la moins fréquentée du secteur en hiver. Les sentiers sont très étroits. Le couvert de neige est supérieur à celui des autres faces. Nos raquettes s’enfoncent de plus de 20 cm dans le tapis blanc. L’ascension du Petit-Gosford suivie de celle de son grand frère a duré quelque 1h 40 pour grimper les 300 mètres sur deux kilomètres, une vitesse d’à peine plus de 1 km/h.

Ascension du Petit-Gosford (séquence vidéo)

Arrivés au sommet du Petit-Gosford, lors d’une pause au site de camping qui s’y trouve, le calme de la forêt est soudainement brisé par un meuglement sourd et grave. Certainement pas humain. Était-ce un orignal ? nous le pensons bien quoique nous ne soyons pas partis à sa rencontre. Nous lui avons plutôt signifié notre présence en élevant la voix.

La vue que nous avons du Mont Gosford à partir de son petit frère est saisissante. Nous réalisons que la poursuite de notre trajet ne sera pas de tout repos. L’ascension du mont Gosford par la face est sera certainement la plus exigeante. Ce sentiment d’ouvrir la piste et d’être les premiers à y passer a quelque chose d’enivrant. Cette ivresse culmine lorsqu’on atteint le sommet.

Vue du Mont Gosford prise du sommet du Petit-Gosford. La journée n’est pas terminée.

Le temps toujours nuageux, ne nous a toujours pas permis d’admirer le paysage à son mieux. C’est plutôt dans la forêt que nos yeux ont été gâtés. La face est de Gosford est la plus sauvage et dès qu’on atteint les 700 mètres d’altitude, la limite de la réserve écologique du Mont Gosford, les sentiers ne sont pas défrichés, ce qui les rend encore plus bruts et difficiles à négocier. La vigilance était de mise pour ne pas rater les balises partiellement camouflées derrière la neige accumulée sur les troncs.

De retour vers le refuge par la face sud du Mont Gosford, nous foulons le sentier que nous avions damé la veille. Il fait bon entrer dans le refuge encore chaud, les braises encore fumantes. Cette journée, quoique raccourcie a été la plus intense et la plus gratifiante de notre expédition.

Jour 4: Du refuge Clearwater à l’accueil du Mont Gosford

Il a neigé cette nuit, quelques 10 centimètres de neige sont venus gonfler les sentiers. Avec 11 kilomètres à parcourir pour revenir à notre point de départ et trois heures de route à faire pour rentrer au bercail avant le couvre-feu. On ne tarde pas au lit ce matin. Nous aurons toujours des sentiers vierges sur la face ouest du Mont Gosford. D’ailleurs, Cette montagne aura exercé son influence tout au long de notre séjour. Soit en monte ses versants, soit on les descend. Les amateurs de randonnée en montagne que nous sommes sont servis. En quittant le refuge, nous remontons le versant sud de la montagne pour ensuite poursuivre sur la face ouest du Mont Gosford, en descente jusqu’à la rivière Arnold que nous longerons jusqu’à l’accueil.

Ce dernier versant nous offre un décor différent des autres faces de la montagne. La forêt est moins dense mais tout aussi enchanteresse Nous ne nous lassons pas de l’admirer. Arrivés à la rivière Arnold, toujours dégelée, le sentier ondule entre les affluents du cours d’eau, de nombreux ponts nous facilitent la tâche et offrent de magnifiques points de vue. Cette dernière journée, que nous anticipions ardue à cause de sa longueur et de la neige fraîchement tombée, s’avère plus facile notamment parce que le sentier est majoritairement en descente. Le temps est doux, -5 degrés, le ciel est couvert.

Une belle découverte que furent les faces cachées du Mont Gosford. Cette montagne et son arrière-pays en imposent et il faut être bien préparé pour s’y aventurer. Pour celles et ceux qui affectionnent les détails, la technique et le matériel, la section Repères qui suit présente les trajets journaliers que nous avons parcourus, le matériel que nous transportions ainsi que nos menus. Nous espérons que ce récit vous inspirera à entreprendre des randonnées et partir à la découverte de paysages enchanteurs.

Nous espérons que ce récit vous a plu.

Repères

Pour en savoir plus sur le Mont Gosford, c’est par ici.

Pour en savoir plus sur les Sentiers frontaliers, c’est par.

  • Nos trajets

Jour 1: De l’accueil du Mont Gosford au refuge Morin

Jour 2: Du refuge Morin au refuge Clearwater

Jour 3: Boucle du Petit-Gosford

Jour 4: Du refuge Clearwater à l’accueil du Mont Gosford

  • Matériel

En longue randonnée, nous transportons tout sur notre dos. Le matériel et l’équipement sont minutieusement choisis. Voici la liste de ce que transportait Robert durant cette expédition. (Sur l’image, Worn est le poids de ce qu’on porte sur soi, Base weight est le poids du sac et de son contenu, sans compter la nourriture et l’eau)

Cliquez sur l’image pour voir la liste en détail.
  • Menus

Jour 1:

  • Vivres de course (barres tendres, noix, fruits séchés, fromage en grains, barres de fruits)
  • Dahl accompagné de naans faits maison

Jour 2:

  • Gruau (avec canneberges séchées et noix), pain aux bananes, thé, café.
  • Vivres de course
  • Couscous aux saucisses végé, abricots et pistaches

Jour 3:

  • Pain aux bananes, muffins, thé, café
  • Vivres de course
  • Pad Thai aux légumes et arachides (repas lyophilisé Happy Yak)

Jour 4:

  • Gruau aux canneberges séchées et noix (chaud pour Robert, froid four Françoise)
  • Vivres de course

37 réflexions sur “Les faces cachées du Mont Gosford

    1. Robert de l'Etoile

      J’en ai une aussi pour mon sac de Compostelle. Mais je ne l’ai pas encore mise à l’épreuve :(. Ce site est très bien pour partager une liste d’équipement avec d’autres et aussi pour classifier et voir d’où vient le poids et où on peut optimiser.

      J’aime

  1. Daniel

    Excellent résumé, très bien détaillé!! Ayant fait du refuge clearwater au refuge Morin par le sentier SF1 en été, je crois que vous avez bien fait de ne pas passer par là en raquettes, il y a quelques endroits très escarpés, limite d’être de l’escalade. Par contre, des vues à couper le souffle tout le long !! 👌🏼😎

    Aimé par 2 personnes

    1. Robert de l'Etoile

      Bonjour, et merci de vos bons mots. Voulez-vous dire que, dans l’article, si vous cliquez sur une vidéo, elle ne joue pas ? Pourtant, l’accès est public. Je vais y voir de plus près. Vous êtes le premier à m’en faire part.

      Merci,

      Robert

      J’aime

    2. Robert de l'Etoile

      Re-bonjour,
      Les clips vidéo dans l’article sont hébergés dans Youtube. Si vous pouvez visionner des vidéos dans Youtube, celles de l’article devraient fonctionner. Il y a peut-être un détail qui m’échappe.

      J’aime

      1. Claude Saint-Jarre

        Mais oui, je clique sur la flèche,et re-clique sur You tube et j’ai pu les voir. C’est beau, merci!
        J’ai lu le livre: Shinrin Yoku, l’art et la science des bains de forêts. Il y est dit qu’à cause des phytoncides, la forêt est bonne pour la santé. Quelqu’un qui fait deux nuits trois jours risque de se retrouver avec un mois de cellules anticancéreuses! ( un jour = deux marches d’une heure je crois)

        Aimé par 1 personne

      2. Robert de l'Etoile

        Merci, content de savoir que ça marche maintenant. Je ne connais pas le livre ni les phytoncides mais ce que je sais c’est que se promener en forêt, diminue le stress, oxygène nos tissus, fait du bien au moral et améliore notre condition physique. Tous des éléments qui aident à diminuer nos risques d’avoir un cancer. Et puis, en refuge, on dort bien, longtemps !

        Rien que du bon ! Bonne rando à vous !

        Aimé par 1 personne

  2. Dan Cardozo

    Salutations du Vermont! avec l’aide de Google translate, j’ai beaucoup apprécié votre rapport de voyage! (et avec l’aide de Google translate, je soumets mes commentaires). On dirait que ce fut un voyage réussi et que vous vous êtes bien amusé, j’espère que lorsque Covid sera terminé, nous pourrons profiter de vos sentiers au Québec, et que vous pourrez venir visiter et profiter des montagnes verdoyantes. Merci encore!

    Aimé par 2 personnes

    1. Robert de l'Etoile

      Merci,
      C’est très gentil de votre part et bravo pour vos efforts de traduction, c’est très réussi. Notre expédition a été une réussite.

      Nous aimons beaucoup le Vermont et avant la pandémie nous y allions souvent l’été, dans la région de Vergennes, faire du vélo. Nous avons bien hâte de reprendre une vie normale et de pouvoir vous visiter. Je vous souhaite un bon hiver, restez en santé, c’est ce qui compte le plus.

      Françoise et Robert

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  3. Caroline C.

    Un beau récit qui donne vraiment envie d’aller découvrir ce coin de pays! (j’habite dans les Hautes-Laurentides et, pour l’instant, mes aventures en rando-refuge s’y sont limitées, mais il faut dire qu’avec la montagne du Diable presque dans ma cour, à 30 minutes de voiture, je suis gâtée 😉 Magnifiques paysages! Mais j’avoue que je vous trouve bon de le faire en raquette, car seulement avec un sac de jour pour mes escapades d’une journée en montagne, je le trouve lourd, alors si je compare avec le poids qu’il a lorsqu’on part pour 1 nuit en refuge, je m’imagine mal, surtout en montée et en plus lorsque dans la neige vierge! Ouf! Donc, très intéressant votre liste détaillée du contenu de votre sac à dos avec le poids en plus de chaque article! Ceci dit, je suis curieuse de connaître le poids de vos aliments pour tous les repas, car cela ne semble pas être inclus dans la liste, se peut-il?

    Merci et bon restant d’hiver!

    Aimé par 2 personnes

    1. Robert de l'Etoile

      Bonjour, merci pour vos bons mots, je suis content que ça vous plaise. Vous connaissez la Montagne du diable, vous vous y reconnaîtrez dans cet article de notre randonnée l’an dernier je crois.

      https://derrierelhorizon.home.blog/2020/01/14/de-laube-au-clair-de-lune/

      La nourriture et l’eau n’est généralement pas présente dans la liste car ça varie beaucoup et c’est lourd au départ et léger à la fin. Pour vous donner une idée, nous planifions 1,5 lbs par jour par personne pour la nourriture, donc environs 6 llbs pour 4 jours par personne au départ. Nous avons normalement 1 litre d’eau pour la journée, donc un 2 lbs d’eau en plus. Donc environs 8 livres de plus que le poids de la liste au départ, qui diminue chaque jour.

      N’hésitez pas si vous avez des questions.

      Bonne rando,

      Robert

      Aimé par 1 personne

      1. Caroline C.

        Merci pour les précisions quant aux repas! Bon à savoir tout de même le poids approximatif de nourriture/jour 😉 Ça peut aider à nous guider, pour savoir si on est bien au-delà de ce qui est « raisonnable » ou si ça a du bon sens, comme on dit!

        Je viens de lire votre récit de votre escapade à la montagne du Diable : j’y reconnais tout à fait « ma » montagne 🙂 Encore un autre beau récit!

        Au plaisir vous y croiser, sait-on jamais! Le monde est petit parfois, hihi 🙂

        Caroline

        Aimé par 2 personnes

      2. Robert de l'Etoile

        La nourriture, c’est très personnel. Certains ne mangent que du lyophilisé pour diminuer le poids. D’autres apportent toutes sortes de condiments pour se cuisiner de bons petits repas sur place, huile d’olive, oignons, légumes frais. À chacun sa façon et sa capacité à transporter le poids du sac. Par exemple, nous aimions bien aller fêter la nouvelle année au fond des bois dans un refuge. Fondue au fromage, bouteille de mousseux, apéro, etc… vous vous doutez bien qu’on dépassait les 1,5 lbs par personne. Mais c’était la première journée, ensuite, on le transportait dans nos entrailles. On dirait que c’est moins lourd. On ne laisse pas de traces, alors on rapporte tout. La bouteille de mousseux, même vide est pesante 😉

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      3. Anne-Marie Contant

        Merci pour ce récit et pour toutes les informations très utiles. Vous êtes très inspirants. Celà fais qq années que je m’intéresse à cette montagne et j ai encore plus envie d aller y faire mon tour. Merci beaucoup à vous deux.:)

        Aimé par 1 personne

      4. Robert de l'Etoile

        C’est bien gentil, nous aimons bien inspirer les gens. Je vous invite à vous abonner au blogue pour recevoir les des articles publiés. Nous en avons 2 en chantier 😉 vous pouvez aussi vous abonner à notre page Facebook Derrière l’horizon. Bonne randonnée au Mont Gosford, vous ne serez pas déçue.

        Françoise et Robert

        J’aime

    1. Robert de l'Etoile

      André, je déduis que vous faites partie de l’organisation des SF. Je vous réitère donc mes félicitations pour la qualité du balisage sur vos sentiers. De première qualité, bravo et merci. Content que mon article vous plaise.

      Nous comptons bien refaire le SF1 durant les mois d’été.

      Robert

      J’aime

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